Je reste parfois longtemps immobile, saisi par ce que je lis, absorbé par les mots que je reçois, submergé d’envie, de surprises et de beauté.

« Abeille et épeire », Emilie Vast, Editions MeMo

« On ne voit plus rien… Il faudrait que je débroussaille tout ça… On attendra les mûres… Regardez… Même les grilles sont belles… Quand les enfants étaient petits et que je voulais avoir la paix, je les installais là. Pour eux, c’était comme un parc et moi, ça me permettait de fait autre chose sans me soucier de la rivière… »

« La consolante », Anna Gavalda

Féricy, mars 2021

« Ca y est, elle vise. Ce n’est pas trop tôt. La fléchette se plante au milieu de la cible. Pas dans le mille, mais juste à côté. Tout le monde l’applaudit, Thomas siffle entre ses doigts, Christophe pousse des cris d’admiration. Avec une grâce infinie elle salue, comme une actrice à la fin du spectacle. Je ne sais pas comment elle fait. Comment font les autres. Pour toujours savoir quel geste exécuter, quel mot prononcer, de la bonne façon et au bon moment. Moi, j’ai toujours l’impression d’être à côté. »

« Ni vu ni connu », Olivier Adam

Yèbles, juin 2019

Je lis l’engagement

Dans les rues

Dans les bulles

Dans les actes.

« Les petits pas ne suffisent pas », Muriel Douru et Nicolas Hulot, Rustica Editions

« Entre ces villes-artères, la nature retournait à l’état sauvage. Une mer de buissons avait envahi les campagnes abandonnées, bouché les sentiers, recouvert les ruines des anciens habitats inconfortables. »

« Ravage », René Barjavel

Le Châtelet-en-Brie, mars 2021

Partir une fois.

Revenir sur ses pas.

Remarquer le paysage.

Rester béat un moment.

Savoir que l’on va revenir.

Champeaux, septembre 2018