« – La veille, on était allés à Cherbourg, ma mère nous avait acheté des vêtements de pluie. Je me souviens, pour Paul, elle avait pris un petit polo avec des bateaux. Des bateaux à voile. Quand on est revenus à la maison, mon père a voulu nous prendre en photo avec nos nouveaux habits, il a mis Paul devant la fenêtre. Le lendemain, ils ont pris le voilier, ils sont allés à Aurigny. Moi, je suis resté là. Quinze ans, j’avais besoin d’espace… Quand j’ai fait développé la pellicule, ils étaient tous morts. »

« Les déferlantes », Claudie Gallay

Fontaine-le-Port, avril 2018

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